Eden Lake

James Watkins

Avec Kelly Reilly (Jenny), Michael Fassbinder (Steve), Jack O’Connel (Brett, le chef de la bande)

Couleurs - 2008 - DVD

L'intrigue

Steve emmène son amie Jenny, une jeune et jolie institutrice, en week-end à la campagne pour camper au bord d’un lac. Le couple est dérangé par une bande d’adolescents turbulents et bruyants. Steve leur demande de baisser le son de leur radio. Mal lui en a pris…

  • Kelly Reilly (Jenny), Michael Fassbinder (Steve)

  • Michael Fassbinder (Steve),

  • Tomas Turgosse (Cooper), Jack O'Connell (Brett), Marc Davenport (Ashley) et Kelly Reilly (Jenny)

  • Jack O'Connell (Brett) et James Gandi (Adam)

  • Kelly Reilly (Jenny)

  • Kelly Reilly (Jenny)

  • Jack O'Connell (Brett) et Thomas Gill (Ricky)

  • Kelly Reilly (Jenny), Michael Fassbinder (Steve)

  • Jack O'Connell (Brett)

  • Michael Fassbinder (Steve)

  • Eden lake : Affiche

L’horreur des jeunes

« Eden Lake » est interdit au moins de 16 ans.
Eden Lake est un film d’horreur provoquant et ambitieux. C’est un film qui satisfait aux critères habituels de ce genre cinématographique conçu pour susciter la peur et l’angoisse, utilise des codes et des ressorts attendus et joue sur le suspens et le spectacle du sang et de la violence. Le spectateur peu habitué à ce type de spectacle peut trouver l’exercice éprouvant, mais les aventures des cette «  gentille institutrice qui va tout perdre, jusqu’à ses principes. »1 confronté à un incroyable déchaînement de violence de la part d’une bande de jeunes voyous grossiers, vulgaires et haineux a quelque chose de dérangeant et de réjouissant. Même le critique de cinétrange, pourtant rompu à ce genre d’exercice, fait part de son admiration et de sa perplexité, Jérome : « Le film laisse un drôle d’arrière gout. Eden lake est un excellent film mais il est difficile de le trouver « agréable » à regarder. »2
Le réalisateur, James Watkins se réfère à « Délivrance » (1972)  de John Boorman et « Les chiens de paille » (1971) de Sam Peckinpah : «  Les films d’horreur des années soixante dix ont été une réelle influence pour moi. Je pense qu’avant tout, j’ai voulu revenir à l’horreur basique qui a quelque chose de terrifiant, mais qui reste connecté à la société d’une manière ou d’une autre. Ce ne sont pas des films avec des monstres. »3. Le producteur, Christian Colson a vu une occasion de sortir du ghetto du film de genre pour toucher un public plus large. Il fait part de son impression à la lecture du scénario : « C’était ambitieux de s’attaquer à ce sujet sous la forme d’un film de genre plutôt que sous celle d’un drame social. Ce parti pris, ainsi que l’ambiguïté morale de l’histoire m’ont vraiment marqué. Cela rendait le film encore plus effrayant et en quelque sorte beaucoup plus réaliste. J’ai senti que c’était le genre de long-métrage que les gens iraient voir pour pouvoir en discuter et en débattre. » Cette invitation à la réflexion n’est-elle qu’un prétexte, un alibi, un argument publicitaire ou une véritable proposition ? On peut trouver à redire dans le fait que les pauvres sont toujours montré comme des ivrognes, grégaires et obèses, que ce soit deux bobos londoniens qui sont donné en pâture a des provinciaux stupides, acculturés et vulgaires et que ce sont toujours des jeunes que l’on utilise comme figure de la violence et de l’horreur. Sans doute est la limite du film de genre…

 

  1. Extrait de la critique d’Ecran large : http://www.ecranlarge.com/films/interview/901225-james-watkins-eden-lake
  2. http://www.cinetrange.com/2009/03/eden-lake-de-james-watkins/
  3. Interview de James Watkins par Marie Aurelie Graff dans ecran large du 8 septembre 2008. Lire sur : http://www.ecranlarge.com/films/interview/901225-james-watkins-eden-lake